La place des artistes, c'est Summer of Blague

La musique sort major de sa non-promotion

Par David Carzon

Il paraît qu’on n’a jamais écouté autant de musique. C’est à ce mantra que l’industrie du disque se raccroche souvent pour se persuader que la crise qu’elle traverse est passagère. Le problème est que si cette assertion est vraie, on peut aussi dire qu’on n’a jamais écouté aussi peu d’artistes. Un paradoxe ? Non, il y a quelque chose qui a changé fondamentalement je pense. Je vous livre ma réflexion à l’état d’ébauche car tout n’est pas encore très net.

Jusqu’alors, la diffusion de musique et la promotion des artistes étaient étroitement liés, ce n’est plus forcément le cas. Le paradoxe, c’est que les moyens de diffuser la musique se sont multipliés quand ceux pour promouvoir la diversité des auteurs se sont appauvris. Aujourd’hui, la musique ayant perdu beaucoup de sa valeur et un album étant considéré au mieux comme un objet de consommation courante et rapide (il faut demander aux maisons pourquoi, je rappelle à tout hasard qu’elles ont essayé de nous revendre en numérique des choses qu’on avait rachetées en CD alors qu’on les avait déjà en vyniles), il faut chercher à être diffusé un maximum pour sortir du lot et trouver une reconnaissance d’ordre économique (gagner de l’argent quoi). Du coup, les gros trustent ces moyens de diffusion et de distribution parce qu’on vend un disque, un titre, une marque mais on ne mise plus sur une carrière. Et dans ce système ultra concentré, les petits ne trouvent de place pour leur promotion et se faire connaître du grand public.

A une époque presque lointaine, où la musique avait donc une valeur et n’était pas qu’un simple faire-valoir pour vendre un téléphone quadri-bande, diffuser de la musique (à la télé, à la radio, dans les bacs…) était considéré comme une source de production de richesse, c’est-à-dire qu’elle faisait vivre directement ceux qui la diffusaient ou la distribuaient, et c’est à ce titre, et à juste titre, qu’elle était taxée (par la Sacem par exemple) pour rétribuer les auteurs à l’origine du système. Un système « presque équilibré » : une entreprise se fait de la thune en diffusant de la musique, normal qu’elle paye ceux qui contribuent à sa richesse. Et il y avait tellement de fric que personne ne faisait vraiment aux défauts du système.

Ça, ce n’est pas loin d’être fini. Diffuser de la musique ne produit plus forcément de richesses que ce soit à la télé (W9, Virgin 17 sont de moins en moins des chaînes musicales par exemple) ou chez les disquaires (les stocks se réduisent à ce qui se vend uniquement). La musique crée surtout de la richesse chez ceux qui la produisent (encore les maisons de disques sinon elles auraient fermé depuis longtemps), ceux qui en font un commerce indirect (publicité, concerts, intermédiaires…) mais beaucoup moins chez ceux qui la diffusent et la vendent. Ce n’est pas que la diffusion a disparu, on entend de la musique partout tout le temps c’est vrai, mais elle est comme un bruit de fond. Ce qui a disparu, ce sont les espaces de diffusion de musique qui faisaient la promotion des artistes.

Le nerf de la guerre, c’est donc d’être identifié par le consommateur potentiel, prêt à dépenser de l’argent pour vous. Et non seulement les plus gros ont mis la main sur la diffusion (les radios bloquent sur les mêmes playlists), mais ils ont donc aussi trusté la promotion. Ce sont eux qui bénéficient des outils de publicité et de marketing des maisons de disques. L’an dernier, on avait déjà expliqué que si les dépenses marketing baissaient, elles augmentaient quand on les rapportait pour chaque artiste produit. Et des artistes produits, il y en a de moins en moins et ce sont les mêmes qu’on privilégie.

Dernier exemple en date de cette promo qui profite aux gros poissons : l’opération Summer of Blog qui vient d’être lancée pour les festivals d’été. Huit blogueurs vont suivre les artistes Barclay/Universal durant les festivals d’été et réaliser des reportages. Pas question de jeter la pierre aux blogueurs en question, ce n’est pas le problème, ils font bien ce qu’ils veulent. Même si je pense que ce genre d’opé leur fait surtout plaisir à eux : les premières vidéos ne rendent hommage à personne, elles servent juste à dire « j’y étais », elles ne racontent pas d’histoires et n’ont pas d’intérêt artistique ou éditorial (je préfère nettement le flickr « pot commun » du festival de Dour par exemple).

Mais ce n’est pas le plus gênant. Ce qui est gênant au fond, c’est la place qu’occupent les artistes et groupes qui vont être suivis :

  • Cœur de pirate : 18ème des téléchargements de titres, 31ème des ventes d’albums en 2009
  • M. : 7ème  des téléchargements d’albums, 18ème des ventes d’album en 2009
  • Vanessa Paradis : 3ème des ventes de compilations en 2009
  • Mika : 4ème des téléchargements d’albums, 12ème des ventes d’albums en 2009

Les deux autres sont Emilie Simon et Gaétan Roussel. Pas des inconnus donc, le second sera à coup sûr dans le top des ventes 2010.

Bref, une promo balisée, sans risques, chargée de faire durer la carrière de poids lourds. Une promo de notoriété.

L’autre promotion, celle des plus petits, elle vit aujourd’hui beaucoup du volontariat, du bon vouloir de ceux qui s’acharnent à vouloir faire vivre ce qui se voit moins, ce qui ont le plus de difficultés à se faire entendre. Et eux sont souvent considérés comme des diffuseurs d’un point de vue légal. Je ne vais pas citer de noms car parmi eux, il y a des cousins de BBB, mais dans cette nouvelle génération considérée comme « pirate », il y a des gens qui payent de leur poche et qui ne gagnent pas (encore ?) d’argent en faisant la promo des groupes et de la musique qu’ils aiment. Ils sont quelques-uns comme ça et vous les reconnaîtrez facilement. Et aujourd’hui, ils sont considérés comme des diffuseurs de musique et (devraient être) taxés à ce titre. Discuter de droits dans la musique, c’est avoir l’impression de négocier un Airbus A 380. On oublie que leur passion profite d’abord aux artistes et ensuite éventuellement à eux-mêmes. Ils jouent un rôle que personne ne veut tenir : offrir un espace de promotion et de partage à des musiciens qui n’en ont plus. A cause de tous ces obstacles, ils sont peu quand il faudrait qu’ils se multiplient.

Alors au bout de cette réflexion, ce que je me demande, c’est ça : c’est quand qu’on redistribue les cartes ?

  • Par Da Scritch le : 16.07.2010 repondre au commentaire

    Heureusement, y’a encore les radios associatives, et notamment celles du groupement Ferarock.
    Heureusement, il y a les chaines musicales qui programment leurs quotas Francophones exclusivement sur les artistes hors-majors (Nolife est très éclectique dessus).
    Heureusement, il y a les concerts dans les salles près de chez vous.
    Heureusement, il y a des groupes qui tentent leur coup en mettant une ou deux chansons en téléchargement gratuit.
    Heureusement, il y a des radios en ligne à la programmation thématique plus que passionnante (somafm.com est un bouquet génial)

    Tout n’est pas si noir : Si nous voulons une redistribution de l’audience, il suffit de se tourner vers ces moyens alternatifs. Les Grands Médias sur lesquels s’appuient les Grandes Majors dégonfleront, et on remettra certains Artistes à leur juste place.

    Par UpperMatt le : 03.10.2010

    Mon grain de sel ?
    Le commentaire de Da Scritch m’inspire.
    Les Ferrarock ont une audience confidentielle, tout comme les webradios ;)
    NoLife et les chaines alternatives ne programment que des clip hors SPPF / SCPP car pas les moyens de payer les droits de diffusion (ce que je comprends).
    Les salles de concerts locaux n’ont plus de subventions et donc perdent les moyens d’organiser des concerts d’artistes émmergents.
    Les titres en téléchargement gratuit (ou mieux en écoute sur Deezer qui paye les artistes) sont en moyen de promo interessant seulement si on arrive à faire savoir au public qu’on existe.

    Les grandes majors ne vont pas dégonfler de si tôt. Le monde de la musique est (un peu) organiser comme un réseau (un mafia disent certain labels) dans lequel on ne peut exister que si on connait les tauliers.

    C’est tout pour moi.

  • […] This post was mentioned on Twitter by bienbienbien, Pierre Allée. Pierre Allée said: RT @bienbienbien: Billet : La musique sort major de sa non-promotion http://tinyurl.com/34ntybr […]

  • Par Franck le : 16.07.2010 repondre au commentaire

    Les cartes se redistribuent déjà. Il se passe quelque chose à la télé et à la radio. Quand je vois One Shot Not ou que j’écoute Couleur3, il me semble que ces médias sont moins seuls dans ce modèle aujourd’hui qu’il y a simplement 1 an. Et il n’y a qu’à voir le nombre croissant de festivals et de ceux qui s’y rendent. Quoiqu’on en pense, il y a aussi des maisons de production derrière ce mouvement, y compris des majors et amha, de plus en plus.
    La musique circule, se métisse et évolue gràce au net, mouvement initié avec la cassette audio. La qualité augmente.
    Cher BienBienBien, je déteste cette logique commerciale autour de la culture, mais tu cites Cœur de pirate, M, Vanessa Paradis et Mika, c’est quand même mieux (tout est relatif) que les Sardou, Sheila, Carlos ou Barbelivien.

    Par Delasin le : 17.07.2010

    Voir même très relatif.

    Par toitoine le : 20.07.2010

    Désolé, je ne peux pas te laisser mettre Carlos dans le même panier que Barbelivien ou Sheila.

  • Par sea34101 le : 16.07.2010 repondre au commentaire

    « Le paradoxe, c’est que les moyens de diffuser la musique se sont multipliés quand ceux pour promouvoir la diversité des auteurs se sont appauvris »

    Depuis que j’ai compris qu’on pouvait découvrir de la musique sur internet, c’est le paradis. Je découvre des nouveaux groupes tous les jours et en plus j’achète leurs disques en ligne.
    Je n’ai pas de télévision, je n’écoute plus la radio, je ne lis plus la presse musicale et pourtant mes oreilles n’ont jamais été aussi heureuses.

  • Par Guillon le : 16.07.2010 repondre au commentaire

    Je ne suis pas vraiment d’accord sur la baisse du nombre d’artistes, je pense que le système se stabilise et que les compagnies tentent de récupérer un système commerciale qui leurs échappait. Si on se souvient il y a dix ans, les artistes qui passaient à la radio, à la télé c’était Florent Pagny et lara Fabian, en france tout gravitait autour de ce genre de soupe, rien ne pouvait être produit en dehors du gout commun proposé par les majors. Aujourd’hui les nouveaux artistes arrivent par dizaines chaques mois, certains arrivent et repartent aussitôt pour revenir 2 ans plus tard tout déchirer. Autre phénomène important, le nombre d’artistes anciens accessible en quelques minutes, le jour où Janis et BOB dylan sont entrés dans mon IPOD, ils sont devenues terriblement présent. On écoute plus de musique, plus d’artistes et on va voir plus de concerts. Et on achète même des CD parfois…

  • Par Marine le : 16.07.2010 repondre au commentaire

    Le problème reste que le pouvoir est aux majors qui n’investissent que dans des valeurs sûres ou des one-hit wonder. Niveau diversité on a vu mieux. Il est vrai que ces diffuseurs alternatifs sont des pionniers, découvreurs de talents qui prennent des risques pour proposer autre chose, c’est donc bien dommage qu’ils soient si peu encouragés et que l’argument monétaire prime.
    Quand on voit que les lieux publics diffuseurs de musique doivent payer une taxe considérable à la SACEM et que d’autre part, les diffuseurs de musique en streaming (Spotify, Deezer…) au succès grandissant,et qui permettent une diminution des téléchargements illégaux, ne sont au final qu’une infime source de revenus pour les artistes; ces rétributions manquent de logique. De quoi se demander comment est construit le modèle économique de l’industrie musicale ?

  • Par guiig le : 16.07.2010 repondre au commentaire

    clap clap clap

  • Par Eric le : 16.07.2010 repondre au commentaire

    Faut-il comprendre… que… c’était… mieux avant ? Peut-être si on regarde l’accès à la musique par le prisme des maisons de disque (et encore) mais ça ne se danse plus comme ça. Et si les disques n’étaient bientôt plus que des moyens de promotion parmi d’autres qui emmènent les gens dans les salles de concert, là où les artistes gagnent de l’argent ?
    L’accès à la musique dans sa diversité n’a jamais été aussi large, il échappe peut-être aux maisons de disque mais je ne crois pas qu’on écoute moins d’artistes que jamais. Et les artistes n’ont jamais autant eu la main pour s’auto produire et promouvoir. (Mais tu n’étais pas né à l’époque de Guy Lux et FR3, j’ai un avantage certain…^^).

    Par Chocopanda le : 16.07.2010

    « Faut-il comprendre… que… c’était… mieux avant ? »

    Ce n’est pas ce que j’ai compris moi. Plus qu’il était temps de changer sans revenir au système précédent qui a amené la situation actuelle. Bon après je viens de manger, peut-être que je somnole un peu… ;)

    Par Ned Erland le : 20.07.2010

    Et si on pouvait arrêter avec le cliché de l’artiste qui gagne sa vie dans les salles de concert. Si on parle justement d’artistes émergents, dont la promotion ne se fait plus nulle part, c’est justement essentiellement une façon de se faire entendre et ce genre de groupes est content quand, en fin de tournée il n’a pas perdu d’argent. ON est loin de « gagner sa vie ».

  • Par ZaraA le : 16.07.2010 repondre au commentaire

    Cher David, je partage tes inquiétudes, une partie de ton analyse, mais du tout la chronologie. Tu te trompes sur ce point. La concentration de la musique sur quelques artistes (tjs les mêmes) faisant l’objet d’une promotion dans les médias était bien plus forte il y a quelques années. Pour dire les choses clairement, les maisons de disques ne sont plus annonceurs sur les chaînes (les grandes, hein, pas les rachtons de la TNT) depuis le milieur de la crise : 2005-6 environ. Et avant, c’était Universal qui trustait les écrans avec des sommes investies indécentes, la plupart du temps sur des stars internationales (cause, déjà amorties dans leur pays d’origine). Les petits labels n’avaient que des miettes – et nos amis Patrick, Stéphan et co s’en sont largement plaint. La situation était donc pire. Car, il n’y avait grosso merdo que la télé, et peu de promo sur le net, voire pas du tout avant 2000. Les chaînes de télé n’ont JAMAIS fait de blé sur la musique. Il a toujours fallu les y contraindre pour qu’elles diffusent – loi sur le câble, puis la TNT. La perception sacem n’a rien à voir avec une quelconque bonne volonté de créateur de richesse. Je sais pas où tu as été cherché ça. Ca vient du fait qu’une oeuvre est protégé par le droit d’auteur et que les prod ont un droit d’exploitation qui donc exigent rétribution. Les émissions comme Sacré soirée ont d’ailleurs rapidement disparu devant des formats plus rémunérateurs. Bref c’était bien pire avant. Aujourd’hui le Net permet à des artistes de toucher des publics, même si ce n’est pas parfait, et qu’en effet les grosses maisons de diques aiment maintenant l’investir d’argent pour leur promotion. Mais c’est normal non ? Elles dépensent bien plus que les autres dans la musique. C »est sans comparaison. Elles font donc bien mieux pour la promotion de leur catalogue. Elle développent aussi bien plus d’artistes, et ce n’est pas la signature d’un artiste sur un label inconnu qui importe, mais les capacités qui lui sont offertes pour se réaliser dans son art. Et sur ce plan, un jour il faudra écrire la vérité…
    Bien à toi

  • Par Florian le : 17.07.2010 repondre au commentaire

    Je suis assez d’accord avec le questionnement tel que tu le poses, à un détail près : ce n’est pas la musique qui a perdu de sa valeur, mais l’album autour duquel se construisait l’essentiel du business model de l’industrie musicale.

    Ainsi, dire qu’un album est « considéré au mieux comme un objet de consommation courante et rapide » est on ne peut plus juste mais la musique en elle-même n’en voit pas moins sa valeur diminuée.

    Les plus gros artistes ont ont toujours eu la main sur la diffusion et la promotion, rien de nouveau ici. Toutefois, ce contrôle ne s’exerce plus dans les bacs et la numérisation des contenus a permis parallèlement à des artistes, qui autrefois n’auraient pas eu l’opportunité de se faire connaître, d’accéder à une audience potentielle.

    De l’album, l’axe de référence du monde de la musique se déplace vers autre chose chose : la scène ? le nombre de téléchargement ? la présence globale (radio + bacs + scène + illustration sonore + buzz (e)-marketing…)?

    Reste à savoir, dans ce monde en révolution, où se posera ce point de repère et quel équilibre économique il en réssultera pour les différents ayants-droit…

  • Par Blaise le : 19.07.2010 repondre au commentaire

    très bon article. Par contre si je peux me permettre il manque un mot (probablement ‘attention’) à la dernière phrase du troisième paragraphe.

  • Par MD le : 04.08.2010 repondre au commentaire

    Les cartes finissent par se redistribuer toutes seules…Voilà près de 10 ans que l’industrie musicale cherche un nouveau modèle économique…et quoi en 2010, leur grand truc ce serait le « summer of blogs »??!! La vérité c’est que les majors sont complètement à côté de la plaque….Déphasées….Elles ont trop longtemps cru qu’elles pourraient contenir les téléchargements illégaux, contrôler la diffusion de la musique sur le Net…mais la musique est partout….On peut avoir l’impression qu’elle a perdu de sa valeur mais je crois au contraire qu’elle est plus importante que jamais. Le vinyl revient, en parallèle au MP3. On veut du dématérialisé et du bel objet. On veut des découvertes ET pouvoir creuser les discographies des grands noms. Tout se téléscope.
    Les indépendants ont de quoi prendre leur revanche….s’ils continuent à prendre un minimum de risques…mais le « nouveau système » n’est pas encore stabilisé…les « distributeurs culturels » réduisent le nombre de références, se déspécialisent (où ça un rayon « indé »?)…alors que c’est bien le contraire qu’il faudrait faire!! Les quinquas réécoutent les Kinks, comme leurs gamins de 20 ans…!
    Et puis pour les concerts il y’a encore beaucoup de progrès à faire, ne serait-ce qu’en terme d’infrastructures pour que la diversité actuelle puisse s’exprimer…
    Cette très lente auto-régulation du secteur (les décisions des pouvoirs publics, sous le coup des lobbys des majors, semblent quasiment systématiquement aller dans le mauvais sens…) n’est pas sans danger malheureusement pour les artistes pour qui les sources de revenus se font plus rares et les carrières plus courtes, particulièrement pour ceux qui ne font pas beaucoup de scène.
    Un bon sac de noeuds ce secteur musical mais au moins le public semble de nouveau avide de découvertes et accepte de moins en moins la soupe plutôt fadasse que beaucoup de maisons de disques lui ont trop longtemps servie…

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