I've got a fever, and the only prescription is more cowbell

Indaba Music : l’avenir est dans le remix

Par Romain

Jusqu’ici, les réseaux sociaux s’apparentent à une superbe perte de temps. C’est ce que compte changer – pour les musiciens – Indaba Music, site internet participatif qui permet à tout artiste un tant soit peu dégourdi d’aller proposer sur un projet musical une piste de l’instrument de son choix afin d’améliorer le résultat final.

Contrairement à MySpace qui ne permet aucune édition de la musique proposée, Indaba entend inciter à la création de nouveaux contenus qui ne pourraient voir le jour sans Internet et compte élever le mixage au rang d’art. Façon réseau social, on s’y inscrit en précisant ses joies et ses détresses, mais aussi les instruments dont on est capable de jouer et son niveau.

Par exemple, imaginez que dans votre cuisine, vous venez d’enregistrer une chanson à tomber à la renverse. Seulement voilà, pour qu’elle soit parfaite il faudrait une cloche à bestiaux et vous n’en avez pas sous la main. Vous uploadez chaque piste sur votre compte Indaba avec éventuellement un mixage final et vous sollicitez tous les joueurs de cloches à bestiaux du site : « Eh les gars, ça vous dirait pas de poser une piste de Cowbell sur ma chanson géniale ? ».

Discussion entre amis

Les autres inscrits peuvent alors venir et ajouter une piste sur votre projet. Une interface permet même de mixer et de remixer à sa guise la chanson. À l’écoute, il est possible d’ajouter des commentaires sur un passage particulier, genre : « More Cowbell ! » (ok, en vrai, je crois que celui-là est banni).

Jeudi dernier, le co-fondateur du site, Dan Zaccagnino était l’invité du Colbert Report pour parler d’Indaba Music parce qu’il y a trois semaines, Stephen Colbert a spécifié – après une interview avec Larry Lessig, fondateur de ce qui est connu sous le nom de la licence Creative Commons et du livre Remix : Making Art and Commerce Thrive in the Hybrid Economy – ne surtout pas vouloir qu’on fasse un remix de l’interview. Evidemment, dans les vingt-quatre heures qui suivaient on en comptait déjà une dizaine (à voir sur le site Colbert Nation). Et pour Indaba, c’est actuellement le plus gros succès avec une page dédiée dont un remix pour lequel Colbert s’est amusé à faire un clip :

On y apprenait ainsi qu’Indaba est un mot Zulu invoquant l’esprit de collaboration et que le site compte aujourd’hui un peu plus de 125 000 inscrits dans cent soixante dix pays.

Il est possible de se balader sur le site sans être inscrit pour découvrir les morceaux en cours, les évolutions et s’amuser (même sans rien comprendre) à la console de mixage virtuelle (rigolo, mais pas toujours très véloce).

(et pour ceux qui n’ont rien compris à mon obsession avec les cloches à bestiaux, cliquez par ici pour la vidéo et là pour l’explication sur Wikipedia).

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