En fait, la musique française se porte super bien… à l’étranger

Quand la « French touch » palpe

Par David Carzon

Ce n’est pas parce qu’on a une angine qu’on n’arrive pas à bander. Cette mise en bouche gratuite et vulgaire veut simplement dire qu’on parle beaucoup des mauvais chiffres de l’économie du disque en France et qu’on n’oublie de regarder ce qui se porte bien. Et en l’occurrence, il y en a un domaine plutôt fringant: l’exportation des artistes français à l’étranger.

export

Le Bureau Export de la musique française profite généralement du Midem de Cannes pour faire des bilans qui passent trop souvent inaperçus. Moi-même, je suis passé à côté, et il a fallu que je tombe un peu par hasard sur leurs chiffres en triant des mails pour découvrir des choses intéressantes. Comme pour la France, les ventes à l’étranger chutent mais bien moins : seulement 5% contre 24% en France pour la même période (il s’agit des chiffres 2007 car il faut plus de temps pour les comptabiliser). Cela représente un chiffre d’affaires de près de 150 millions d’euros, qui équivaut désormais à 36% des ventes françaises. Signe de bonne santé : en 2008, il y a eu plus de 6000 concerts à l’étranger d’artistes produits en France. Pas rien en période de vaches maigres. Voire essentiel pour certains comme la musique classique. En effet, selon le bureau Export, sur cinq producteurs de musiques classiques totalisant 70% de l’export classique français, les ventes internationales représentent plus de la moitié de leur chiffre d’affaires total.

Les principaux représentants de cette scène exportable sont Yelle (tournée aux Etats-Unis, au Japon, en Australie), Justice (plus de 350 000 ventes à l’étranger), ou encore Gojira (groupe de métal signé sur un label américain). Outre Justice, l’électro française (précision : et les héritiers de la French Touch produits en France) marchent toujours fort : M83, Daft Punk, Joakim, Digitalism (précision : duo allemand mais produit par Kitsuné)… Sans oublier maîtresse Carla qui est album de platine avec son dernier album. Je me demande même si elle aurait plus vendu à l’étranger qu’en France.

(photo CC flickr by uncene)

  • Par Flapflap le : 03.02.2009 repondre au commentaire

    Et bien sur pour cette année on mise tout sur Carla Brownie… http://myspace.com/carlabrownie

    Par CaRLA BROWNIE le : 06.02.2009

    Ah ah ! Qui me fait de la pub ici :D

  • Par moda le : 03.02.2009 repondre au commentaire

    digitalism n’est pas français

  • Par David Carzon le : 03.02.2009 repondre au commentaire

    Oui, c vrai, j’ai précisé ce que je voulais dire.

  • Par Louis le : 03.02.2009 repondre au commentaire

    Et sinon, tu nous fais une série de titres imprononçables David?

    Par David Carzon le : 03.02.2009

    en fait, je suis tellement vicieux que je trouve le titre avant le sujet de la note… Quand j’ai le titre, après je cherche ce que je peux dire en rapport avec. Ceci expliquant cela.

  • Par e. le : 03.02.2009 repondre au commentaire

    Et c’est « Joakim »

    Par David Carzon le : 03.02.2009

    coquille rectifiée merci

    Par µ le : 04.02.2009

    Joakim, vous êtes sûrs ? Je serais bien curieux de voir combien il vend à l’étranger…

  • Par tramax le : 03.02.2009 repondre au commentaire

    En même temps, exporter carla bruni et yelle c’est pas forcement mettre en avant la culture francaise mais ce n’est qu’un avis

    http://tramax.labrute.fr/

    Par David Carzon le : 03.02.2009

    j’ai pas parlé de culture,j’ai parlé d’industrie :)

  • Par Fabrice le : 04.02.2009 repondre au commentaire

    Il me semble que nous somme en France les champions Européens (mondial ?) du téléchargement non ?
    Ca explique peut-être en partie les ventes décevantes dans notre pays…

    Par S le : 04.02.2009

    tiens ! un type de chez universal ! (moi j aime bien le maghreb ils telechargent pas tellement mais tu as toutes les copies pirate que tu veux dans la rue)
    Perso j ai pas ete decu quand Carla n as pas bien vendu son disque quand a Yelle …

  • Par Adrien le : 04.02.2009 repondre au commentaire

    pour info, Gojira est produit par un label francais, en licence sur un label US. Le bureau export s’occupe des productions francaises, que l’artiste soit francais ou pas. Par exemple Feist est « production francaise », bien que canadienne, car signée par Polydor France (idem pour Digitalism).
    Adrien Bureau Export New York

    Par david carzon le : 04.02.2009

    merci Adrien,
    c’est vrai que c’est super simple :)

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