Michael Moore voudrait bien racheter General Motors

Par Dominique Willieme

Ca devait arriver : à force de perdre de la valeur et de demander de plus en plus d’argent au gouvernement américain, les producteurs automobiles de l’oncle Sam ont fini par se faire repérer.

Ainsi, General Motors, gros pourvoyeur d’aspirateurs à pétrole devant l’éternel, a perdu plus de 80% de sa valeur en un an et est désormais valorisé à moins de 3 milliards de dollars. Ce qui est beaucoup, certes, mais pas autant que ça quand Ford, GM et Chrysler demandent à eux trois 27 milliards d’aide au gouvernement fédéral pour pouvoir continuer à fonctionner.

D’où la proposition de Michael Moore (qui d’autre) à ses compatriotes : Rachetons les constructeurs automobiles américains.

La logique est simple, trop simple : au cours du marché, ce sera de toute façon moins cher pour les contribuables de racheter les entreprises et récupérer en partie les aides du gouvernement que de laisser les bénéfices de cette aide aller aux actionnaires actuels.

Bon, comme d’habitude, le raisonnement de Moore est suffisamment basique pour être compréhensible sans être vraiment crédible mais il a au moins le mérite d’être charmant en cette période où les milliards de subventions pleuvent sans que personne ne sachent trop où (et surtout chez qui) ils atterrissent.

  • Par MinceAlors le : 04.12.2008 repondre au commentaire

    Il n’a pas complètement tort Michael…
    Hormis, que mettant qu’il a émit cette idée, elle n’a plus aucune chance d’être reprise. C’est ce qu’on appelle une « Self-defeating prophecy » …

  • Par Louis le : 04.12.2008 repondre au commentaire

    J’aime bien les gens qui disent que le collectivisme est « charmant ».

    Ca change un peu de « sale coco », « anarchiste », « ennemi de la liberté », ou « mangeur d’enfants »!!

  • Par Dexter le : 07.12.2008 repondre au commentaire

    Un jour en cours j’ai appris la théorie du « passager clandestin », depuis je ne crois plus à ce genre de plan…

    Par Kell le : 14.01.2009

    Désolé Dexter, mais la théorie du passager clandestin, soit tu l’as apprise et tu ne peux pas dire ça, soit tu n’en a appris qu’une partie. Car la théorie du passager clandestin est un ensemble, qui implique une question, et des nombreuses réponses à cette question : la question est : Pourquoi participer, si quand je ne participe pas, je profite quand même ? Et les réponses sont nombreuses à commencer par celles d’Olson et tutti quanti. Incitations selectives, pression de groupe… purée y’en a des livres sur ça… et c’est ça la théorie du passager clandestin, pas juste la question.

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