Comprendre les images qui bougent avec des images qui ne bougent pas

Des génériques en 9 images et de la chromie en camemberts

Par Nora

Grâce à cette magnifique preuve de progrès technologique qu’est le format DivX, lorsqu’on lance un film ou l’épisode d’une série on est confronté à deux cas de figures : ou le générique a tout simplement été coupé pour nous éviter l’envie de vomir pour la douze millième fois devant les tronches des Desperate Housewives et la musique d’Elfman, ou bien celui-ci ayant été calibré pour prendre fin si l’on tape deux fois la touche avance chapitre de notre player préféré ou de notre télécommande, on ne s’en prive pas ; on zappe. Résultat : on regarde une seule fois les génériques des séries, et on est vite lassés de ceux des films, qui durent en général trois minutes (c’est long). Et qu’est-ce qu’on loupe ? Des merveilles.

Chez Art of the Title, ils décortiquent les credits en 9 images, et c’est tout simplement très beau. True Blood, Max Payne, Sweeney Todd, High Fidelity… Parce qu’un générique très soigné ne peut qu’augurer une esthétique et une photo du même acabit (attention, on a pas dit un bon film).

Alan Woo lui s’intéresse plutôt à la chromie dans les films, et il en fait des camemberts : un programme spécial scanne chaque image et donne à la fin la ou les couleurs dominantes de la production. Il réalise aussi des triptyques en choisissant les films d’un seul réalisateur (Sofia Coppola), en étudiant des trilogies (Le Parrain, Retour vers le futur) ou des pornos. Encore mieux qu’un Powerpoint ; c’est Dom qui va être jaloux.

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