L'industrie du disque ne sait pas trop où elle va. BBB vous le dit.

En musique, le public c’est le privé

Par David Carzon

Bon, on a appris hier que le marché du disque continue de se casser la gueule (-12,2 %). Et comme la hausse des ventes digitales qui génère de petits revenus sur des petits volumes (à comparer avec les marges confortables issus des CD) est encore loin de compenser la baisse des ventes physiques, il va bien falloir trouver quelque chose. Trouver surtout où est le cash.

musique privée

Les artistes ne peuvent pas se contenter de gagner des centimes glanées à droite ou à gauche sur des nouveaux modèles économiques incertains. Alors autant choisir un public de choix, celui qui paye. Et ça tombe bien, le truc à la mode pour quelques boîtes du CAC 40, c’est de se payer un artiste. Ainsi, des ténors du Top 50 peuvent encaisser des milliers (voire quelques dizaines de milliers) d’euros pour se produire devant un parterre de cadres en séminaire, ravis de taper dans leurs mains plutôt que sauter à l’élastique.

Ce glissement du rapport artistes-public vers artistes-privé/artistes-entreprises (on a vu cette semaine Iggy Pop donner un concert pour une soirée Converse, les mêmes Converse pour qui Santogold, Julian Casablanca et N.E.R.D. ont écrit un titre), les maisons de disques l’ont bien compris également. C’est pour cela qu’elles ont développé leurs propres structures capables de faire des deal directement avec des marques pour la sortie d’un produit, elles ne veulent avoir à attendre qu’un Steve Jobs veuille bien choisir, tout seul comme un grand, Yael Naïm pour la pub AirBook.

Ainsi, la boîte de com’ Euro RSCG a pris durant l’été une participation  dans le label  « The:Hours »  pour créer un nouveau modèle de collaboration entre la publicité et l’industrie du disque. Leur premier taf a été par exemple de fabriquer une compil’ spécifique pour Cartier. Les marques pourront se faire leur disques « labellisés », commander des morceaux à des artistes qui seront ni plus, ni moins que les maillons d’une chaîne de productivité. Et le public qui était dans une relation privilégiée avec les artistes, se retrouvera en bout de chaîne. Et encore, s’il a la chance d’appartenir à la cible visée. C’est à dire à celle qui consomme.

Au final, la musique, ça sera un peu comme la sortie de l’ENA, il faudra peut-être choisir de bosser dans le privé ou dans le public.

(photo by flickr CC / lecanu mickael)

  • Par le : 11.09.2008 repondre au commentaire

    Dans ma boîte du CAC 40 on voulait Carlos, mais il s’est débiné avant.

    Par david carzon le : 11.09.2008

    Carlos, le chanteur d’Oasis ?

    Par damn le : 11.09.2008

    …..

  • Par damn le : 11.09.2008 repondre au commentaire

    De la musique dans les pubs, composées pour des pubs, des concerts pour des cadres, ça date pas d’hier quand même.

    Des participations d’agence dans des labels, ok, c’est un peu un nouveau mouvement sur l’échiquer (a vérifier), mais sinon nous sommes loin d’une grosse tectonique des plaques dans l’industrie du disque, non ?

  • Par AA le : 11.09.2008 repondre au commentaire

    Heureusement, que You Tube sera toujours là pour faire exister certains chanteurs…. :)

    Par JF le : 12.09.2008

    Ou encore Deezer.com

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