Lire et élire

Un prix littéraire pour les livres dont on ne parle pas (assez)

Par Dominique Willieme

livres

« À regarder le palmarès des prix « classiques », une triple constatation s’impose : (1) les prix font parler de livres dont on parle déjà ; (2) les prix font vendre des livres qui se vendaient sans eux ; (3) les prix récompensent un nombre non négligeable d’ouvrages qui n’auront pas d’autre postérité que celle de figurer dans des listes à la fin des dictionnaires ou des anthologies (et encore, pas dans toutes). »

C’est partant de ce constat qu’aura lieu, demain, la première remise des « prix de l’inaperçu« , pour récompenser des ouvrages de qualité et dont pourtant, personne n’a parlé.

Le prix « Ignatus J. Reilly » sera remis en hommage à John Kennedy Toole, auteur (entre autres) de la conjuration des imbéciles, suicidé en 1969 à 32 ans parce qu’il croyait être un écrivain raté. Son roman, finalement publié en 1980, remportera le prix Pulitzer l’année suivante.

Pour ceux qui sont à Paris demain, c’est au Café de l’Industrie à partir de 19h30. (photo cc Incognita Nom de Plume @ flickr)

  • Par nouchema le : 09.06.2008 repondre au commentaire

    yeap : excellent livre qu’est la conjuration des imbéciles (mais qui ne l’a pas lu, aujourd’hui !?!)

    dans le même ordre des choses, il y a également :
    Le seigneur des porcheries, de Tristan Egolf, écrit à l’age de 24 ans, très grand fan de John Kennedy Toole. Tellement fan que le 15 mai 2005, Tristan Egolf est retrouvé mort une balle dans la tête, suicidé également.

    Son livre vaut très largement un « prix de l’inaperçu », non pas parce qu’il s’est suicidé, mais parque le livre est tout simplement aussi bon que celui de son mentor, John Kennedy Toole.
    Je ne sais plus si « le seigneur des porcheries » a obtenu des prix, mais une chose est certaine, il est bien placé, pour l’année prochaine, pour le « prix de l’inaperçu ».

    cordialement
    DSL d’avoir été long ;)
    nouchema

seconde pioche

Fatty

Les meilleurs memes Internet chez Colbert

Faut pas rester là, madame, faut partir maintenant BienBienBien, la fin et la suite

Go

LiensLiensLiens