Carte bancaire, au menu ou à la carte, château de cartes...

L’avenir de la musique se joue aux cartes

Par David Carzon

C’est autour du mot « carte » qu’est en train de s’organiser l’industrie de la musique. Quelques explications (avec une tentative de record du monde de répétitions qui ne sera pas homologuée en l’absence d’un arbitre officiel du Guiness Book).

carte bancaire

La semaine dernière, Universal qui a toutes les cartes en mains avec ses 41% de parts de marché dans une industrie en pleine incertitude, a lancé sa carte bancaire co-brandée avec la Société générale. Un nouvelle exemple de niches investies par les majors qui sont en train de jouer leurs dernières cartes pour attraper en marche le train du numérique. Mais encore plus intéressant, sans avoir besoin de tirer les cartes, il est clair que l’avenir de la vente de la musique en ligne va ressembler à ce qui existe pour la télé : des abonnements à la carte.

C’est déjà un peu le cas aujourd’hui quand on regarde le dessous des cartes. Les offres existantes d’abonnement lié à un fournisseur d’accès à internet (Neufbox par exemple ou la fameuse carte bancaire Universal-Société Générale) proposent déjà deux possibilités : 2,50 euros par mois pour l’accès un genre du catalogue Universal et 4,99 euros par mois pour tous les genres. Prochaine étape, les majors iront plus loin et abattront de nouvelles cartes. Comme on peut s’abonner à des chaînes de sport, de polar, de films en noir et blanc, de science-fiction, on pourra choisir de ne prendre que le rock, la pop, le classique ou le jazz, mais cette fois parmi tous les catalogues existants, et non plus seulement un seul.

Certains imaginent (ça veut dire que c’est déjà dans les tuyaux) aller encore un peu plus loin avec des abonnements par exemple pour les 50 premiers du top sans accès au fond de catalogue. Une sorte d’abonnement « hypermarché » qui pourrait avoir pour effet pervers de brouiller les cartes. Un des arguments pour réfuter la licence globale était que ce système pourrait favoriser les titres les plus téléchargés au détriment des autres. Imaginez une seconde que seule cette formule d’abonnement « hypermarché » explose auprès des consommateurs, éclipsant toutes les autres. Ce ne serait pas un peu la même chose ? Et les autres, ils deviennent quoi ?

  • Par Heow le : 29.05.2008 repondre au commentaire

    Il me semble que les maisons de disque leur but est d’essayer d’avoir leurs artistes dans le top des classements.
    Car mine de rien une fois qu’un mec sort du Top 50, un autre rentre. Et il est plus que fréquent que le nouvel entrant soit un mec qui vendait rien depuis 10 ans et qui pour « on sait pas trop quelle raison » vend d’un coup.

  • Par Blip le : 30.05.2008 repondre au commentaire

    14 « cartes », dans le texte, c’es pas mal, mais c’est encore un peu court pour se faire une belote.
    En tout cas, leur empire pourrait s’écrouler comme un château de cartes, et finir par être rayé de la carte. Il ne resterait à leurs dirigeants que leur collection de cartes postales.

    Par david carzon le : 30.05.2008

    château de cartes, il était dans le surtitre :)

tout pareil

Sans file d'attente et sans crétin qui bouche la vue Le musée à la maison (ou presque)

tu t'es sûrement pas vu quand t'as bu Cette semaine dans le Caddie : Space Invaders, popcorn et fashion

Ratatouille, t'es où ? Les rats font le trottoir

Go

LiensLiensLiens