Les chiffres ne trompent

Miracle, 2 mois après sa mise en ligne, Radiohead vend quand même plus d’albums qu’Obispo

Par Dominique Willieme

En lançant leur album sur le web, en téléchargement, à un prix fixé par l’internaute lui-même, Radiohead avait posé une question.

radiohead

Depuis la sortie de « Rainbows » dans les bacs, les vrais, ils ont enfin donné un morceau de réponse : Non, le web n’est pas forcément l’ennemi absolu de la musique, comme voudraient le faire croire quelques nostalgiques coincés à une époque où on avait vachement de mal à copier un 78 tours sans investir plusieurs milliards d’anciens francs.

L’album a été propulsé, dés sa première semaine de vente, numéro 1 des classements aux US, UK, Canada, Japon, Irlande et en France. Toc.

Le téléchargement n’est plus possible en ligne, mais l’édition Discbox, goodies inside, est toujours disponible pour 40 livres.

Update: Bon, OK, Rainbows est effectivement disponible en téléchargement sur certaines plateformes de musique en ligne. Mais plus via le site de l’Album, à un prix défini par l’acheteur.

  • Par Classics le : 10.01.2008 repondre au commentaire

    Apparemment, Radiohead aurait fait plus de bénéfices grâce à cette distribution en ligne que sur l’ensemble de ses oeuvres précédentes. Comme quoi, internet ne dérange que les majors.
    Radiohead vient de signer un contrat de distribution avec Apple.

    Je vous conseille cet article : http://www.dynamictic.info/une-industrie-du-disque-en-danger/

  • Par Mouais le : 11.01.2008 repondre au commentaire

    Si je puis me permettre…

    Je commencerais par dire que dans l’ensemble j’aime bien ce site (si, si), du coup, vous vous doutez un peu que la suite sera moins agréable.

    C’est sympa d’aller se foutre de la gueule du manque de professionnalisme des journalistes dans certains billets…mais si c’est pour pondre derrière des monuments de mauvaises foi de ce calibre, ça craint.

    Le titre est bien racoleur…et nul.

    Ah, ça c’est de la comparaison pertinente, c’est sûr, entre un groupe dont le marché potentiel est le monde et un chanteur dont le marché potentiel est la France, et quelques petits bouts du Québec et de la Belgique (et là je suis poli, j’évite de parler de considérations liées aux classes d’âge et aux sexes – ben oui, j’imagine que si on compare la population type d’un concert d’Obispo et de Radiohead, on aura vite fait de constater que dans le cas du premier…c’est majoritairement féminin et très très jeune, tandis que dans le cas des seconds, c’est plus varié, ce qui fait un public potentiel plus vaste)

    L’album a été propulsé dès sa sortie numéro 1 dans plein de pays…ouais, super. Peut-on tout de même faire remarquer qu’on parle là d’un groupe archi-méga-installé et avancer le fait que si aujourd’hui il est en mesure de tenter, et réussir (je dirais même « se permettre ») une telle opération, il a tout de même bénéficié avant d’en arriver là de budgets de promo et autres investissements divers plus que conséquents ?

    Bien sûr, on me parlera de tel ou tel groupe qui a réussi à percer grâce à Myspace et au téléchargement (le loto, 100% des gagnants on tenté leur chance), en omettant les centaines, voire milliers, d’autres artistes au moins tout aussi talentueux qui auront fini par aller se trouver un boulot alimentaire faute d’avoir eu le coup de pouce du destin, et non sans être battu dignement.

    Bref, j’ai cru lire là un truc pompé sur Agoravox ou Indymedia, avec un titre qui ferait joli en couverture de Closer

    Reprenez-vous, je sais que c’est la fin de semaine, mais vous valez mieux que ça.

    PS : je n’ai rien à voir avec le journalisme et les maisons de disque, donc merci d’éviter de me traiter d’aigri revanchard ou de suppôt de Pascal Nègre

  • Par Classics le : 11.01.2008 repondre au commentaire

    Pfiou, faut pas s’enflamer pour si peu. L’article n’a rien d’une plaidoirie. C’est juste une info, faut rester zen. :-)

Go

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