Donne journaliste déférent ayant beaucoup (trop) servi

Par David Carzon

Journaliste, c’est un métier de chien. Enfin, quand je dis chien, je pense à celui qui s’accroche aux jambes des politiques pour se frotter après.

pathé

Depuis le début du mandat de notre président « chasseur de poules », on ne compte plus les journalistes ayant rejoint les staffs de l’Elysée, de Matignon et autres ministères : Myriam Lévy (ex Le Figaro) s’occupe de la communication de Fillon, Catherine Pégard (ex Le Point) conseille Sarko, Jean-Marc Plantage euh pardon Plantade (ex Le Parisien) a rejoint la com’ du ministère des Finances, Gaël Tchakaloff (ex Le Nouvel Economiste) est au ministère de la Justice…

Le problème n’est pas de comprendre pourquoi ils ont franchi le cap, mais plutôt de savoir si, ce qui les motive aujourd’hui ne les a pas influencés hier. Pour le coup, c’est Catherine Pégard qui répond à ces questions en personne, à travers deux perles relevées dans une interview donnée au Monde daté de mardi. Je vous rappelle qu’elle s’occupait de politique au Point et qu’elle écrivait sur le candidat Sarkozy.

« Ma présence à l’Elysée est un hommage à ce que j’ai fait pendant trente ans.»

« Si je dois résumer tout ça, je dirais que je continue à enquêter au service de Nicolas Sarkozy. »

C’est souvent dans les petites phrases qu’on trouve les grandes vérités. Là, on comprend beaucoup de choses. Mais alors beaucoup.

(Merci à Bastien pour avoir attiré mon attention sur cette interview)

  • Par Classics le : 08.01.2008 repondre au commentaire

    C’est pas un secret, les journalistes sont aux bottes de Sarkozy. Hier, je regardais un débat RTL, le Figaro, LCI (rien que ça!) sur LCI. L’invité, Besancenot, avait 3 journalistes pro-sarko en face de lui : Mougeotte (si on peut appeler ça un journaliste), Apati (le super prétentieux donneur de leçons) et je sais plus qui pour LCI.

    Au final, le petit Olivier ne pouvait pas en placer une parce que chacune de ses phrases étaient coupées par un « c’est absurde ». Faut dire que lui aussi, il cherche un peu… Autant faire un discours directement à un meeting UMP.

    Pour Apati, je dis qu’il est donneur de leçons parce qu’il dit, ces dernières semaines, que le duo PPDA-Chabot n’a pas posé de leçon à Sarkozy et étaient trop mous. Or, invité à la conférence de presse du 8 janvier, Apati ne se déplace pas. Pourquoi ? Trop de monde selon lui. C’est vrai que 500 journalistes pour annoncer un mariage, c’est beaucoup. Mais bon, quand on est capable de dire tant de choses sur les autres, on peut quand même faire l’effort de se déplacer.

    Pour en revenir à l’article, il y a aussi ceux qui ont fait le chemin inverse : de responsable de la communication de Sarkozy à directeur des programmes de TF1 par exemple…

    Vive le république, vive les bananes, vive la république des bananes.

  • Par Leo le : 08.01.2008 repondre au commentaire

    Et oui la France est sous controle…

    Tu as trop raison Classics, nous sommes en pleines aire des bananes.
    Bon aller moi j’vais continuer a planter mes bananiers, a toute…

  • Par Jabberwock le : 08.01.2008 repondre au commentaire

    Tiens c’est marrant (ou pas), mais j’étais en suisse pour les fêtes, et je suis tombé sur une émission radio où le journaliste (suisse donc) s’étonnait que les français ne réagissent pas plus au fait que leur président était un ami intime des patrons qui contrôlent les grands groupes de presse. Si on y ajoute les propos de ce billet, on en arrive à se dire que finalement, on est pas si loins de la Russie là…

  • Par Eric le : 09.01.2008 repondre au commentaire

    Vous semblez découvrir un truc vieux comme la 5ème république, c’était exactement pareil sous Miterrand mais là personne ne s’en offusquait. Vous voulez vraiment qu’on énumère la liste des journalistes de gauche qui ont ciré les pompes du pouvoir de 1981 à 1995 ? Ca tiendrait pas dans ce champ de commentaire ;-)

    Par david carzon le : 09.01.2008

    Je vous rassure, je ne découvre pas la roue, je connais trop comment fonctionne la machine pour m’en étonner. Mais cela n’empêche pas l’indignation. Et c’est surtout la parole décomplexée de Pégard dans Le Monde qui me sidère.

  • Par lil le : 09.01.2008 repondre au commentaire

    Lamentable. Ouais, léger le comm mais je tenais à la dire.

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