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L’industrie du disque veut jouer un match de barrages

Par David Carzon

DRM

Le Syndicat national de l’édition phonographique a dévoilé la semaine dernière, les chiffres de ventes de disques pour les neuf premiers mois de l’année. Au-delà des résultats médiocres (oh c’est une surprise) avec une baisse des ventes de l’ordre de 20%, ce qui devrait être la tendance pour l’année sauf redressement spectaculaire, trois éléments significatifs ont retenu mon attention.

  • « Le filtrage n’est plus tabou », a avancé Hervé Rony, le directeur général du Snep, qui a déjà évoqué à plusieurs reprises cette solution pour lutter selon lui, contre le piratage via les réseaux P2P. Je pense qu’il voulait dire « le filtrage n’est plus tabou pour les professionnels du disque, les fournisseurs d’accès et les pouvoirs publics ». Je doute que de l’autre côté de l’écran, son avis soit partagé. Il n’y a qu’à voir les réactions à chaque fois que cette question vient sur le tapis.
  • Dans sa recherche constante pour endiguer les échanges sur le P2P, le SNEP estime ne pas avoir pu explorer les voies répressives. « Depuis le début, il n’y a eu que 45 actions en justice », explique le syndicat du disque. Trop peu selon lui pour marquer les esprits (il faudra demander à ceux qui ont été condamnés). En plus du système de radar qu’il préconise à tour de bras (une contravention pour une infraction), le Snep louche du côté du système allemand. Tout en reconnaissant que celui-ci n’est pas transposable en l’état. Outre-Rhin, des milliers de procédure peuvent être lancées en même temps. Ensuite, en fonction de l’importance de l’infraction, soit un juge est saisi et l’affaire va au pénal, ou soit c’est le syndicat du disque allemand qui est saisi pour contacter l’internaute et lui réclamer des droits d’auteur sous peine de poursuites judiciaires. C’est vrai que ça a le mérite d’être clair.
  • Dernier élément : selon certaines données non officielles, sur le marché online, les titres non-DRMisés se vendraient 30% de plus que leurs homologues verrouillés de partout. De quoi se réjouir pour l’industrie du disque ? De quoi donner raison aux internautes qui réclament cela depuis longtemps ? Pas vraiment, selon les majors. Pour elles, cette augmentation est notable, mais pas significative. « Ça l’aurait été s’il y avait eu une hausse de 200 %, ce n’est pas donc pas sûr que ce soit la solution », disent-elles en substance. Qui a dit mauvaise foi ?

  • Par hutch le : 13.11.2007 repondre au commentaire

    shoota babylone et toutes les majors

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